Après les événements qui ont entouré le tournoi de go supervisés par les cinq samouraïs, ils se retrouvent tous à Toshi Ranbo, capitale de l’empire. Le seul à ne pas loger dans les annexes du château du champion d’émeraude est bien sûr Tokichiro, qui s’est trouvé une petite auberge calme disposant d’un grand jardin. Ils profitent de quelques jours de repos, vaquant à leurs occupations et profitant des commodités que peut offrir la grande ville.
Leur quiétude s’interrompt un soir, lorsque Hiro arrive au château tout excité. Il évite de peu la bastonnade pour avoir haussé la voix sur les gardes, mais parvient à expliquer le problème : Hitomi Takao vient d’être arrêté pour meurtre par la garde Seppun. Bien sûr, il n’est coupable d’aucun crime. Simplement, alors qu’il rentrait de sa promenade de la soirée, il a entendu des bruits bizarres dans une petite allée non loin de la rivière ; il est allé voir de quoi il s’agissait et a découvert le corps atrocement mutilé d’un jeune samouraï – ses yeux était arrachés, de même que la peau de son visage. Le jeune homme était décédé peu de temps après l’arrivée du dragon. Malheureusement, les gardes Seppun étaient arrivés à ce moment, et voyant Takao penché sur le corps ensanglanté, l’avait immédiatement mis aux arrêts, malgré ses protestations.
Kakita Katsugaya rassemble ses yorikis, et fait appeler Akodo Torokai, un ami magistrat qu’il a rencontré quelques jours plus tôt et qui enquête justement sur une série de meurtres qui présentent des similitudes avec le cas présent. Ensemble, ils se rendent à la caserne Seppun, où ils trouvent Takao-san occupé à résister à l’interrogatoire d’un officier borné, bien décidé à lui faire avouer le crime, qu’il l’ait commis ou pas. Au terme de longues discussions, le dragon est autorisé à sortir…
Torokai demande ensuite au jeune magistrat et à ses yorikis de l’assister dans son enquête. De le remplacer, en fait, car il a rendez-vous avec le champion d’émeraude les jours suivants, pour lui faire rapport des différentes affaires sur lesquelles il travaille depuis un an. Malheureusement, attendre deux ou trois jours pour une affaire comme celle-ci, c’est laisser refroidir la piste…
Il leur explique tout ce qu’il sait sur le supposé tueur en série qu’il poursuit depuis plusieurs mois. Il s’en prend toujours à de jeunes hommes, d’abord de basse extraction et plus récemment à des samouraïs. Il a longtemps sévi partout dans l’empire, mais surtout sur les terres du clan du lion. Ses trois derniers meurtres ont eu lieu dans la capitale ; un commençant nommé Endo, un gaijin attaché à l’ambassade du Thrane, et je jeune homme de ce soir. A chaque fois, on les a retrouvées sans yeux, écorchés, et avec un symbole gravé au couteau dans leur chair. Sans doute un Kenji, mais jusqu’ici il a été impossible de l’identifier, à cause de la putréfaction des corps. Il note que la fréquence des crimes augmente, et que le tueur est sans doute aux abois… Sa dernière victime était d’ailleurs toujours vivante quand Takao l’a trouvée. Sans l’intervention des Seppun, l’enquête serait peut-être déjà clôturée…
La victime est rapidement identifiée ; Doji Aijutso, un jeune courtisan très prometteur. La dernière fois qu’on l’avait vu en vie, c’était la veille, à une réception donnée par le clan du dragon. L’enquête peut commencer…
Sur le corps de la victime, heureusement toujours conservé à Shiro Okite, on a découvert un kenji partiellement dessiné sur le flanc du jeune homme, comme pour les autres meurtres. Sans doute « désir », mais il est incomplet. Utemaru-san remarque également un dépôt blanc dans la bouche du courtisan décédé ; il demande à l’eta présent d’en récupérer un échantillon…
Sur le lieu du crime, Souta et Tokichiro parviennent à remonter quelque peu la piste de sang laissée par le pauvre Aijutso, qui les amène jusqu’à la rivière. Aurait-il eu la force, dans son état, de se sortir seul de l’eau et de se traîner sur plus de quinze mètres jusqu’à l’endroit où Takao l’avait découvert ? Le jeune homme était athlétique mais tout de même…
Katsugaya, Utemaru et Takao font le tour des ambassades de la ville, pour en savoir plus sur la victime et sa dernière soirée.
A l’ambassade de la grue, Katsugaya est assailli de questions sur le déroulement de la partie de go entre les deux grands maître, et n’a aucun mal à obtenir les informations dont il a besoin. Aijutso était un jeune homme apprécié. Joli garçon ; beaucoup de demoiselles ne pouvaient le regarder sans rougir, ce dont il n’abusait pas : il préférait la compagnie d’autres garçons. Parmi les personnes avec qui il avait discuté longuement durant la soirée à l’ambassade du dragon, il y avait Matsu Yabu, Soshi Sumiko et Kitsuki Daito, mais également l’ambassadeur du Thrane, Sven Oldarrson. Aijutso fut un des derniers à quitter la réception, mais il était plutôt habitué aux escapades nocturnes. Du reste, les courtisans sont convaincus que le meurtre a été commis par des yakuzas, pas par quelqu’un qui se trouvait à l’ambassade.
A l’ambassade du clan du scorpion, Utemaru-san n’a aucun mal à obtenir une entrevue avec Soshi Sumiko, qui confirme les dires des grues. Elle ajoute qu’Aijutso était un jeune homme charmant, mais encore un peu trop naïf pour faire un bon courtisan. Sans doute est-il tombé dans un piège…
A l’ambassade du clan du dragon, les enquêteurs sont accueillis Par Kitsuki Daito, qui se souvient très bien de la présence d’Aijutso à la réception. Le jeune courtisan avait fait forte impression par ses manières et son bon goût vestimentaire. Ils avaient discuté ensemble une partie de la soirée. Il confirme l’avoir également vu discuter avec l’ambassadeur du Thrane, mais ne souvient pas de toutes ses actions au cours de la soirée.
Des dernières personnes qui l’aient vu en vie, il reste aux enquêteurs à trouver Matsu Yabu et l’ambassadeur du Thrane.
Le premier réside à l’auberge des mille splendeurs, avec son daimyo et toute la suite de celui-ci. Malheureusement, il est absent quand ils s’y rendent, et Matsu Fujumoto ne semble pas apprécier que l’on associe son assistant au meurtre du jeune courtisan.
Rencontrer l’ambassadeur du Thrane suppose quelques démarches administratives, mais rien d’insurmontable pour des magistrats en mission. Le quartier étranger de la capitale a quelques chose d’étonnant pour les jeunes samouraïs : des rues boueuses, une architecture bizarre, et des odeurs inconnues, de viande cuite et de sueur. Rencontrer l’ambassadeur ne pose toutefois aucun problème. Il ne peut pas dire grand chose à propos d’Aijutso. C’était la première fois qu’il rencontrait le jeune homme et ils avaient évoqué la possibilité d’un traité commercial entre le clan de la grue et le Thrane.
Les enquêteurs discutent également du décès de Thomas, la seconde victime en ville, avec l’ambassadeur. Il devait se rendre au restaurant le jour de sa mort. Sans doute avait-il un rendez-vous avec un samouraï là-bas. Il adorait la culture et la cuisine rokuganie. Quand on a rapporté son corps à l’enclave étrangère, les médecins l’ont examiné, et on découvert qu’avant de le tuer, on l’avait endormi au lait de pavot… Et c’est tout ce qu’il sait. Il espère que sa mort pourra être vengée, mais il n’a guère de pouvoir pour y aider.
Retrouver le restaurant où Thomas avait pris son dernier repas demande peu de temps aux enquêteurs. En interrogeant le personnel, ils apprennent qu’il dinait ce soir là avec un lion, mais rien de plus. Une petite enquête sur le lait de pavot les amène chez un apothicaire, qui en a vendu récemment, entre autres, à un samouraï du clan du lion qui en avait besoin pour soulager les migraines de son maître… Dans les deux cas, la description correspond à celle de Matsu Yabu. Ce n’est pas encore une preuve, mais les coïncidences se font nombreuses.
Tandis qu’ils progressent dans leurs recherches, les enquêteurs apprennent la disparition, dans la matinée, d’un jeune courtisan du clan du scorpion, Bayushi Morotai. Un beau jeune homme, tout à fait le genre de victime que l’assassin a choisi jusqu’ici… Ca ne peut être une coïncidence. Il est parti tôt, comme chaque matin, se promener le long de la rivière, et n’est pas rentré.
C’est donc sur le long de la rivière que l’enquête continue. Il leur faut plusieurs heures pour trouver quelqu’un qui se souviennent du jeune scorpion. Et du lion avec qui il discutait… La piste les conduit dans les docks, et Tokichiro le renard a tôt fait d’identifier l’entrepôt où les deux samouraïs se sont rendus. Les portes sont fermées, sans doute par un cadenas. Des traces de sang séché mal nettoyées menant jusqu’à la porte leur confirment qu’ils touchent au but. Il n’est plus temps de faire dans la dentelle.
Un grand coup de pied, et ils peuvent entrer. Après s’être faufilés entre les caisses, ils arrivent au centre du bâtiment, où ils découvrent une vision d’horreur. Bayushi Morotai est bien là, attaché à une table. Il respire toujours, mais la peau de son visage pend autour de son cou. Une unique chandelle, posée près de son épaule gauche, illumine la scène. Des murs et du plafond pendent des dizaines de guirlandes brunes. Ce sont en fait les entrailles pourrissantes des précédentes victimes de Yabu. Car il est là, torse nu, couvert de sang et le regard fou. Il a son couteau en main… Il n’aura pas le temps de s’en servir. Utemaru et Katsugaya sont bien plus rapide que lui ; deux coups de katana et il tombe au sol… Dans un dernier souffle, il s’adresse aux samouraïs…
« Les trois péchés… cachés en eux… je devais… les nettoyer… les purifier…»
La suite est confiée aux gardes Seppun. Morotai sera sauvé, mais il peut dire adieu à son visage d’ange. Torokai remerciera les samouraïs pour leur aide, et le daimyo de Yabu se retirera dans un monastère, honteux d’avoir abrité un tel meurtrier dans sa suite.
PNJs rencontrés :
Akodo Torokai : magistrat d’émeraude en charge de l’affaire, il dois passer la main aux jeunes samouraïs à cause d’un rendez-vous avec son supérieur.
Bayushi Morotai : jeune courtisan scorpion, il a bien failli être la dernière victime du tueur. Il gardera des séquelles de son passage entre les mains de Yabu.
Doji Aijutso : jeune courtisan, un jeune homme charmant, troisième victime du tueur à Toshi Ranbo.
Endo : un jeune commerçant, sculpteur sur bois, première victime du tueur à Toshi Ranbo.
Kitsuki Daito : courtisan brillant attaché à l’ambassade du dragon.
Matsu Fujumoto : petit daimyo provincial en visite à la capitale, la découverte des crimes commis par son assistant le poussera à se retirer de la vie active.
Matsu Yabu : jeune homme dynamique aux cheveux teints en jaune, assistant du daimyo Matsu Fujumoto, et tueur en série obsédé par les trois péchés.
Mirumoto Koujin : ambassadeur du clan du dragon à Toshi Ranbo.
Seppun Keikan : l’officier borné qui a mené l’interrogatoire de Takao.
Shosuro Adoka : Ami d’Akodo Torokai, c’est lui qui a prévenu les samouraïs de la disparition de Bayushi Morotai.
Soshi Sumiko : jeune et jolie shugenja-ko, attachée à l’ambassade du scorpion.
Sven Oldarrson : l’ambassadeur du Thrane est un homme dans la force de l’âge. Bien qu’il ait de toute évidence suivi un entrainement martial, il est d’une politesse exquise… pour un gaijin.
Thomas : jeune gaijin attaché à l’ambassade du Thrane, seconde victime du tueur dans la capitale.
Leur quiétude s’interrompt un soir, lorsque Hiro arrive au château tout excité. Il évite de peu la bastonnade pour avoir haussé la voix sur les gardes, mais parvient à expliquer le problème : Hitomi Takao vient d’être arrêté pour meurtre par la garde Seppun. Bien sûr, il n’est coupable d’aucun crime. Simplement, alors qu’il rentrait de sa promenade de la soirée, il a entendu des bruits bizarres dans une petite allée non loin de la rivière ; il est allé voir de quoi il s’agissait et a découvert le corps atrocement mutilé d’un jeune samouraï – ses yeux était arrachés, de même que la peau de son visage. Le jeune homme était décédé peu de temps après l’arrivée du dragon. Malheureusement, les gardes Seppun étaient arrivés à ce moment, et voyant Takao penché sur le corps ensanglanté, l’avait immédiatement mis aux arrêts, malgré ses protestations.
Kakita Katsugaya rassemble ses yorikis, et fait appeler Akodo Torokai, un ami magistrat qu’il a rencontré quelques jours plus tôt et qui enquête justement sur une série de meurtres qui présentent des similitudes avec le cas présent. Ensemble, ils se rendent à la caserne Seppun, où ils trouvent Takao-san occupé à résister à l’interrogatoire d’un officier borné, bien décidé à lui faire avouer le crime, qu’il l’ait commis ou pas. Au terme de longues discussions, le dragon est autorisé à sortir…
Torokai demande ensuite au jeune magistrat et à ses yorikis de l’assister dans son enquête. De le remplacer, en fait, car il a rendez-vous avec le champion d’émeraude les jours suivants, pour lui faire rapport des différentes affaires sur lesquelles il travaille depuis un an. Malheureusement, attendre deux ou trois jours pour une affaire comme celle-ci, c’est laisser refroidir la piste…
Il leur explique tout ce qu’il sait sur le supposé tueur en série qu’il poursuit depuis plusieurs mois. Il s’en prend toujours à de jeunes hommes, d’abord de basse extraction et plus récemment à des samouraïs. Il a longtemps sévi partout dans l’empire, mais surtout sur les terres du clan du lion. Ses trois derniers meurtres ont eu lieu dans la capitale ; un commençant nommé Endo, un gaijin attaché à l’ambassade du Thrane, et je jeune homme de ce soir. A chaque fois, on les a retrouvées sans yeux, écorchés, et avec un symbole gravé au couteau dans leur chair. Sans doute un Kenji, mais jusqu’ici il a été impossible de l’identifier, à cause de la putréfaction des corps. Il note que la fréquence des crimes augmente, et que le tueur est sans doute aux abois… Sa dernière victime était d’ailleurs toujours vivante quand Takao l’a trouvée. Sans l’intervention des Seppun, l’enquête serait peut-être déjà clôturée…
La victime est rapidement identifiée ; Doji Aijutso, un jeune courtisan très prometteur. La dernière fois qu’on l’avait vu en vie, c’était la veille, à une réception donnée par le clan du dragon. L’enquête peut commencer…
Sur le corps de la victime, heureusement toujours conservé à Shiro Okite, on a découvert un kenji partiellement dessiné sur le flanc du jeune homme, comme pour les autres meurtres. Sans doute « désir », mais il est incomplet. Utemaru-san remarque également un dépôt blanc dans la bouche du courtisan décédé ; il demande à l’eta présent d’en récupérer un échantillon…
Sur le lieu du crime, Souta et Tokichiro parviennent à remonter quelque peu la piste de sang laissée par le pauvre Aijutso, qui les amène jusqu’à la rivière. Aurait-il eu la force, dans son état, de se sortir seul de l’eau et de se traîner sur plus de quinze mètres jusqu’à l’endroit où Takao l’avait découvert ? Le jeune homme était athlétique mais tout de même…
Katsugaya, Utemaru et Takao font le tour des ambassades de la ville, pour en savoir plus sur la victime et sa dernière soirée.
A l’ambassade de la grue, Katsugaya est assailli de questions sur le déroulement de la partie de go entre les deux grands maître, et n’a aucun mal à obtenir les informations dont il a besoin. Aijutso était un jeune homme apprécié. Joli garçon ; beaucoup de demoiselles ne pouvaient le regarder sans rougir, ce dont il n’abusait pas : il préférait la compagnie d’autres garçons. Parmi les personnes avec qui il avait discuté longuement durant la soirée à l’ambassade du dragon, il y avait Matsu Yabu, Soshi Sumiko et Kitsuki Daito, mais également l’ambassadeur du Thrane, Sven Oldarrson. Aijutso fut un des derniers à quitter la réception, mais il était plutôt habitué aux escapades nocturnes. Du reste, les courtisans sont convaincus que le meurtre a été commis par des yakuzas, pas par quelqu’un qui se trouvait à l’ambassade.
A l’ambassade du clan du scorpion, Utemaru-san n’a aucun mal à obtenir une entrevue avec Soshi Sumiko, qui confirme les dires des grues. Elle ajoute qu’Aijutso était un jeune homme charmant, mais encore un peu trop naïf pour faire un bon courtisan. Sans doute est-il tombé dans un piège…
A l’ambassade du clan du dragon, les enquêteurs sont accueillis Par Kitsuki Daito, qui se souvient très bien de la présence d’Aijutso à la réception. Le jeune courtisan avait fait forte impression par ses manières et son bon goût vestimentaire. Ils avaient discuté ensemble une partie de la soirée. Il confirme l’avoir également vu discuter avec l’ambassadeur du Thrane, mais ne souvient pas de toutes ses actions au cours de la soirée.
Des dernières personnes qui l’aient vu en vie, il reste aux enquêteurs à trouver Matsu Yabu et l’ambassadeur du Thrane.
Le premier réside à l’auberge des mille splendeurs, avec son daimyo et toute la suite de celui-ci. Malheureusement, il est absent quand ils s’y rendent, et Matsu Fujumoto ne semble pas apprécier que l’on associe son assistant au meurtre du jeune courtisan.
Rencontrer l’ambassadeur du Thrane suppose quelques démarches administratives, mais rien d’insurmontable pour des magistrats en mission. Le quartier étranger de la capitale a quelques chose d’étonnant pour les jeunes samouraïs : des rues boueuses, une architecture bizarre, et des odeurs inconnues, de viande cuite et de sueur. Rencontrer l’ambassadeur ne pose toutefois aucun problème. Il ne peut pas dire grand chose à propos d’Aijutso. C’était la première fois qu’il rencontrait le jeune homme et ils avaient évoqué la possibilité d’un traité commercial entre le clan de la grue et le Thrane.
Les enquêteurs discutent également du décès de Thomas, la seconde victime en ville, avec l’ambassadeur. Il devait se rendre au restaurant le jour de sa mort. Sans doute avait-il un rendez-vous avec un samouraï là-bas. Il adorait la culture et la cuisine rokuganie. Quand on a rapporté son corps à l’enclave étrangère, les médecins l’ont examiné, et on découvert qu’avant de le tuer, on l’avait endormi au lait de pavot… Et c’est tout ce qu’il sait. Il espère que sa mort pourra être vengée, mais il n’a guère de pouvoir pour y aider.
Retrouver le restaurant où Thomas avait pris son dernier repas demande peu de temps aux enquêteurs. En interrogeant le personnel, ils apprennent qu’il dinait ce soir là avec un lion, mais rien de plus. Une petite enquête sur le lait de pavot les amène chez un apothicaire, qui en a vendu récemment, entre autres, à un samouraï du clan du lion qui en avait besoin pour soulager les migraines de son maître… Dans les deux cas, la description correspond à celle de Matsu Yabu. Ce n’est pas encore une preuve, mais les coïncidences se font nombreuses.
Tandis qu’ils progressent dans leurs recherches, les enquêteurs apprennent la disparition, dans la matinée, d’un jeune courtisan du clan du scorpion, Bayushi Morotai. Un beau jeune homme, tout à fait le genre de victime que l’assassin a choisi jusqu’ici… Ca ne peut être une coïncidence. Il est parti tôt, comme chaque matin, se promener le long de la rivière, et n’est pas rentré.
C’est donc sur le long de la rivière que l’enquête continue. Il leur faut plusieurs heures pour trouver quelqu’un qui se souviennent du jeune scorpion. Et du lion avec qui il discutait… La piste les conduit dans les docks, et Tokichiro le renard a tôt fait d’identifier l’entrepôt où les deux samouraïs se sont rendus. Les portes sont fermées, sans doute par un cadenas. Des traces de sang séché mal nettoyées menant jusqu’à la porte leur confirment qu’ils touchent au but. Il n’est plus temps de faire dans la dentelle.
Un grand coup de pied, et ils peuvent entrer. Après s’être faufilés entre les caisses, ils arrivent au centre du bâtiment, où ils découvrent une vision d’horreur. Bayushi Morotai est bien là, attaché à une table. Il respire toujours, mais la peau de son visage pend autour de son cou. Une unique chandelle, posée près de son épaule gauche, illumine la scène. Des murs et du plafond pendent des dizaines de guirlandes brunes. Ce sont en fait les entrailles pourrissantes des précédentes victimes de Yabu. Car il est là, torse nu, couvert de sang et le regard fou. Il a son couteau en main… Il n’aura pas le temps de s’en servir. Utemaru et Katsugaya sont bien plus rapide que lui ; deux coups de katana et il tombe au sol… Dans un dernier souffle, il s’adresse aux samouraïs…
« Les trois péchés… cachés en eux… je devais… les nettoyer… les purifier…»
La suite est confiée aux gardes Seppun. Morotai sera sauvé, mais il peut dire adieu à son visage d’ange. Torokai remerciera les samouraïs pour leur aide, et le daimyo de Yabu se retirera dans un monastère, honteux d’avoir abrité un tel meurtrier dans sa suite.
PNJs rencontrés :
Akodo Torokai : magistrat d’émeraude en charge de l’affaire, il dois passer la main aux jeunes samouraïs à cause d’un rendez-vous avec son supérieur.
Bayushi Morotai : jeune courtisan scorpion, il a bien failli être la dernière victime du tueur. Il gardera des séquelles de son passage entre les mains de Yabu.
Doji Aijutso : jeune courtisan, un jeune homme charmant, troisième victime du tueur à Toshi Ranbo.
Endo : un jeune commerçant, sculpteur sur bois, première victime du tueur à Toshi Ranbo.
Kitsuki Daito : courtisan brillant attaché à l’ambassade du dragon.
Matsu Fujumoto : petit daimyo provincial en visite à la capitale, la découverte des crimes commis par son assistant le poussera à se retirer de la vie active.
Matsu Yabu : jeune homme dynamique aux cheveux teints en jaune, assistant du daimyo Matsu Fujumoto, et tueur en série obsédé par les trois péchés.
Mirumoto Koujin : ambassadeur du clan du dragon à Toshi Ranbo.
Seppun Keikan : l’officier borné qui a mené l’interrogatoire de Takao.
Shosuro Adoka : Ami d’Akodo Torokai, c’est lui qui a prévenu les samouraïs de la disparition de Bayushi Morotai.
Soshi Sumiko : jeune et jolie shugenja-ko, attachée à l’ambassade du scorpion.
Sven Oldarrson : l’ambassadeur du Thrane est un homme dans la force de l’âge. Bien qu’il ait de toute évidence suivi un entrainement martial, il est d’une politesse exquise… pour un gaijin.
Thomas : jeune gaijin attaché à l’ambassade du Thrane, seconde victime du tueur dans la capitale.