29 septembre 2011

Dévorés par la mer

Le chemin vers Otosan Uchi s’étant déroulé sans encombre, les nobles escortés par Katsugaya et ses compagnons remercient leur escorte avant de s’en séparer pour aller à la rencontre des notables de la ville. Les quatre jeunes samouraïs se retrouvent donc libres d’explorer l’ancienne capitale – en grande partie en ruines – de l’Empire. L’animation du port contraste avec le calme des faubourgs reconstruits autour de la zone morte, où seuls quelques parias s’aventurent à la nuit tombée.

Deux jours après leur arrivée, ils reçoivent une invitation à souper chez Yogo Tanamasu, dans son magnifique appartement donnant sur la baie du Soleil Doré. Le courtisan au manières fines attend la fin du repas pour aborder la raison de son invitation : il a besoin de personnes de confiance pour transporter un message à son ami, Shosuro Kikate, à Kyuden Gotei. Ce qui implique, bien entendu, un voyage en mer jusqu’aux îles du clan de la Mante.

Ce message, dit-il, est d’une importance capitale pour lui, pour son clan, et sans doute même pour l’Empire… Seul Kikate doit en connaître le contenu, et il préfèrerais voir cette lettre détruite plutôt que dans de mauvaises mains.

La journée suivante est passée à chercher un bateau partant sous peu pour les îles de la Soie et des Epices. Le choix des samouraïs se portera finalement sur le Cygne Etincelant, un petit navire marchand à l’aspect bien entretenu dirigé par le capitaine Daidoji Bukare. Arrangement est pris pour un départ dès le lendemain matin.

Les trois premiers jours du voyage, le navire suit la côte vers le Sud, sur une mer calme et à vitesse constante. Les samouraïs prennent leur repas avec le capitaine, mais n’ont guère d’occasion de discuter avec le reste de l’équipage. Seul Tokichiro prendra le temps de lier conversation avec le second du navire, un homme trapu et toujours souriant nommé Gosai, qui lui confiera être un samouraï tombé en disgrâce après avoir perdu son katana en mer…

Le matin du quatrième jour de navigation, alors que le bateau s’éloigne de la côte depuis quelques heures, le temps change soudainement. Le vent retombe, alors qu’au loin de gros nuages noirs se rassemblent. L’équipage semble nerveux, et à juste titre : trois heures plus tard, la tempête est sur eux. Le capitaine crie ses ordres à l’équipage, pour faire face aux éléments déchainés, et suggère aux samouraïs de se mettre à l’abri dans leur cabine. Seul Tokichiro préfère rester dehors.

La petite embarcation est ballotée en tous sens et ses occupants de même. La cabine n’offre qu’un abri relatif, mais garantit au moins de rester à peu près sec.

C’est après deux heures passées à lutter contre les flots déchainés que le drame survient : une vague plus grosse que les précédents vient frapper la bateau de plein fouet, manquant même de le retourner. La violence du choc a fait voler par dessus bord trois des marins du Cygne Etincelant ; comble de malchance, le capitaine, qui tenait la barre, est du nombre.

Tokichiro, constatant que le navire n’est plus dirigé, détache la corde qui l’accrochait au bastingage et se précipite vers le gouvernail, tout en appelant ses compagnons à la rescousse. Vu la violence de la tempête, il n’y a malheureusement rien à faire pour les malchanceux tombés à l’eau. Tokichiro parviendra finalement à redresser la barre, aidé par Gosai et Takao, sorti de sa cabine au premier appel de son compagnon.

Le pire est passé. Au cours des heures suivantes, la tempête perd graduellement en intensité, et lorsque Dame Lune fait son apparition, seul l’état du navire permet de dire à quel point la mer s’est déchainée tout au long de la journée passée. Gosai prend immédiatement les choses en mains, organisant les réparations tout en maintenant le cap vers l’Est… La cargaison n’a pas trop souffert et il compte mener à bien la livraison confiée au navire.

Au matin suivant, le soleil se lève se lève sur les premiers ilots de l’archipel. Malheureusement il dévoile également un navire faisant route vers le Cygne Etincelant à vive allure… Un navire dans le mon a été effacé et qui transporte une vingtaine d’hommes en armes et armures.

Gosai tente de manœuvrer pour fuir le navire, en vain : le Cygne est en mauvais état et son adversaire est taillé pour la course. La seule solution est de faire face. Après avoir enfilé leurs armures, les samouraïs montent sur le pont, et s’apprêtent à recevoir les pirates l’acier à la main. Si l’ennemi n’est guère supérieur en nombre, les pirates semblent mieux entrainés et équipés que les marins de la Grue.

L’abordage coûte cher aux défenseurs, mais la présence de trois samouraïs à leur côté fait peu à peu pencher la balance en leur faveur. La présence d’un shugenja aurait du être un autre atout, mais le capitaine pirate, qui est resté en retrait sur son navire, semble également avoir une affinité avec les kamis, et contre les efforts de Tokichiro, tout en renforçant les pirates, et en particulier une brute nommée Mako, une masse de muscle qui dirige l’assaut en riant et en criant.

Tandis que Katsugaya élimine ses adversaires un à un, tentant de se frayer un chemin vers leur chef, ce dernier à réussi à coincer Utemaru, qui esquive ses assauts tant bien que mal et riposte à la moindre ouverture. Tokichiro s’est posté en haut d’une échelle et joue de son avantage pour combattre tout en gardant un œil sur son homologue du bateau d’en face, tandis que Gosai a bloqué le gouvernail et sorti d’on en sait où une lame courte qu’il manie avec une maîtrise surprenante. Le reste de l’équipe tient bon gré mal gré face aux pirates, tant et si bien que Takao et Tokichiro parviennent finalement à se tailler un chemin vers le navire adverse et son capitaine.

A peu près au même moment, Utemaru s'écroule, terrassé par Mako. Mais ce dernier ne savourera pas sa victoire longtemps : Katsugaya est arrivé face à lui et fait virevolter sa lame… La brute ne peut esquiver l'attaque, déjà fatiguée par son combat contre le scorpion, et tombe visage contre sol, non sans lâcher une dernière bordée d’injures. Le capitaine pirate ne semble pas décidé à se laisser avoir vivant ; après une longue résistance, il essaie de se jeter à l’eau pour échapper à ses adversaires, mais est rattrapé par Takao avant de pouvoir s’exécuter.

La mort de Mako a provoqué un mouvement de retraite parmi les pirates restants, qui sont remontés sur leur navire non sans avoir coupé les amarres qui les reliaient au Cygne Etincelant. Takao et Tokichiro se trouvent donc seuls face aux quatre survivants, tandis que Gosai essaie de manœuvrer pour se maintenir à hauteur de navire en fuite.

Les deux samouraïs parviendront à se défaire de tous les pirates, mais l’un d’eux aura malheureusement le temps d’achever son capitaine avant d’être abattu à son tour.

Le combat est terminé, les deux navires sont amarrés l’un à l’autre et l’on reprend la route, à équipage réduit. Du reste, cette attaque est pour le moins louche : les pirates étaient étonnamment bien équipés et disciplinés, ils étaient commandés par un shugenja qui visiblement préférait mourir qu’être capturé… Et surtout sur le navire pirate, les samouraïs ont retrouvé une note les décrivant tous les quatre assez précisément. Sans doute tout ceci a-t-il un lien avec le message qu’ils transportent.

Les samouraïs n’auront pas le temps de trouver les réponses à leurs interrogations : en début d’après midi, deux voiles convergent vers leurs embarcations ; le drapeau pirate flotte cette fois clairement au dessus de chacune. Deux kobune chargés d’hommes armés et hurlants, sans nul doute de vrais pirates, cette fois… Qu’importe, à près de dix contre un et déjà blessés par les combats du matin, quelles chance ont les samouraïs et leur équipage ?

Lorsque les pirates se lancent à l’assaut, les survivants se regroupent autour du mât et luttent pied à pied dans un combat qui semble perdu d’avance…

Bientôt, seuls Katsugaya, Tokichiro et trois des marins de la grue restent debout ; d’un coup de sabre magistral, le duelliste tranche le bras du capitaine pirate qu’il affrontait… Face à lui, une quarantaine de pirates s’arrêtent net, les yeux écarquillés, avant de s’enfuir, en hurlant de terreur. Un craquement sinistre se fait entendre derrière eux, comme le bruit d’une structure en bois qui se disloque…

Lentement, les survivants tournent la tête ; derrière eux une énorme tête reptilienne a surgit des flots. Assis en tailleur sur cette dernière, un homme en robe verte leur sourit. Deux autres « bêtes » surgissent, montées de la même manière. Les deux navires pirates, littéralement éventrés, s’enfoncent déjà dans les flots. Quant aux pirates, ceux qui savent nager tentent de s’éloigner des monstres au plus vite. Pour les autres, il n’y a rien à faire.

Les créatures sont des Orochis, et leurs cavaliers des Monteurs de Vagues, un ordre de shugenja du clan de la Mante qui développe une affinité avec ces grands serpents de mer… Le plus âgé des trois cavaliers se nomme Yoritomo Koba. Tandis que ses compagnons se chargent des pirates en fuite, il met pied sur le navire et s’approche des survivants, tout sourire. Il offre de remettre sur pied les blessés, et leur explique qu’il traquait ces pirates depuis plusieurs jours, et que l’équipage du Cygne Etincelant est le dernier à souffrir de leurs déprédations.

Ses deux compagnons, une femme dans la fleur de l’âge et un jeune homme à peine sorti de l’adolescence, rejoignent le navire et la conversation quelques minutes plus tard. Seul Tokichiro ne participe pas, préférant la compagnie des Orochis à celle des hommes. Au bout de deux heures, alors que tous les survivants sont sur pied, les cavaliers remontent « en selle », pour ouvrir la route aux navires.

Dans la soirée, l’équipage débarque à Kyuden Gotei, grande ville bâtie à flanc de colline, qui dans le coucher de soleil donne l’impression d’être un géant endormi les pieds dans l’eau.

Après avoir passé une heure chez le magistrat du port à expliquer les problèmes rencontrés durant leur voyage, ce dernier les laisse partir, visiblement peu convaincu par leur version des choses. Ils se rendent directement dans les faubourgs de la cité, à la villa de Shosuro Kikate, pour lui remettre la lettre qu’ils transportent. Le vieil homme leur offre le gite et le couvert et ne tarit pas de remerciements pour les risques qu’ils ont couru afin que celle lettre lui parvienne.

Après être restés quelques jours sur l’île, les jeunes samouraïs reprennent la mer en direction du continent… Heureusement pour eux, le voyage de retour sera infiniment plus calme.

PNJs rencontrés :

Daidoji Bukare : capitaine du Cygne Etincelant, il a péri dans la tempête.
Gosai : second du Cygne Etincelant, il s’est montré un combattant au techniques efficaces même si pas tout à fait honorables.
Mako : un marin au gabarit impressionnant, c’est lui qui dirigeait l’assaut de ses hommes contre le Cygne Etincelant.
Shosuro Kikate : ambassadeur du clan du scorpion sur les îles du clan de la mante.
Tsuruchi Kamenoru : magistrat du port de Kyuden Gotei, il a semblé dubitatif quant aux histoires de pirates qui lui ont été rapportées.
Yogo Tanamasu : courtisan du clan du scorpion, il leur à confié un pli important à remettre à son ami Kikate.
Yoritomo Koba : chef des monteurs de vague, c’est un homme plutôt détendu et sûr de lui.

23 juin 2011

Amour à partager

Les épreuves préliminaires de ces deux premières journées du tournoi d’Emeraude ont ramené le nombre de prétendants de 89 à 57. Les deux dernières journées vont voir les concurrents restants s’affronter dans des duels de Iaijutsu ; les perdants sont directement éliminés.

Au cours de la journée, les jeunes samouraïs, dont le nom est sur bien des lèvres depuis la veille, vont être approchés par trois jeunes filles : Daidoji Yukiko, Kitsuki Akane et Shosuro Chizuri, qui les inviteront à diverses activités récréatives au cours de la soirée… Il semble évident que ces invitations ne sont pas gratuites, mais nous n’en sommes pas encore là.

Les duels s’enchainent, entrecoupés seulement des présentations des duellistes et de leurs hauts faits. Kakita Katsugaya ne perd pas une miette du spectacle qui s’offre à lui, même si, il le sait, les combats les plus intéressants sont pour le lendemain. Et pourtant… Dans le courant de l’après-midi, un duel marque les esprits. Il oppose Doji Matsui, très honorable membre du clan de la grue et pressenti parmi les favoris, à Shiba Saiko, une frêle samouraï-ko qui semble changer de visage lorsqu’elle engage un duel.

Pendant cinq minutes, les deux adversaires se jaugent, corrigent leur position millimètre par millimètre, tandis que la tension monte ; dans les gradins, le silence est total. Soudain le cri rauque d’un corbeau qui traverse le ciel résonne, présageant la défaite de Saiko… Un instant d’inattention lui a été fatal. Matsui lui proposera de concéder, admettant avoir profité de la diversion, mais elle refusera, arguant qu’une véritable duelliste ne se serait pas laissé distraire par un simple oiseau. La victoire revient donc au Doji, mais bien peu d’observateurs semblent satisfaits de la manière dont elle a été obtenue…

Lorsque la soirée arrive, il reste 16 samouraïs en lisse pour le titre de Champion d’Emeraude. La journée du lendemain désignera le vainqueur.

Au cours de la soirée, O-Doji Koneko et son fils resteront à discuter avec les quelques courageux assez audacieux pour approcher de la vieille dame. D’autres dignitaires feront de même, ainsi que la plupart des participants au tournoi ; c’est le moment idéal pour nouer des contacts.

Katsugaya surprend une conversation entre Matsui et Saiko ; cette dernière vient d’accepter de rejouer pour l’honneur le duel perturbé de l’après midi. Les deux duellistes se rencontreront à nouveau demain à l’aube, derrière le monastère. Katsugaya est d’ailleurs invité à venir assister à cet affrontement, et a bien l’intention d’y inviter également Doji Sarutomo, dont il a remarqué le goût pour les armes.

Mais avant d’avoir pu prévenir son Daimyo, il est rejoint par Daidoji Yukiko, qui l’emmène dans la grande salle de l’abbaye, où le renommé Ikoma Kurai se prépare à lire en avant-première, devant une quinzaine de samouraïs, sa dernière composition. Le poème dure presque dix minutes, pendant lesquelles l’assistance écoute avec recueillement, avant d’applaudir les vers du talentueux Lion. S’ensuivra une longue conversation sur les vertus du poème ; celui-ci semble avoir particulièrement ému Akodo Soto, le fils du Daimyo de la famille Akodo, toujours en lice dans l’épreuve, qui sortira son biwa et commencera à chercher quelques accords pour accompagner les vers… Il ne lâchera plus son instrument de la soirée, absorbé par le mélange des notes et des mots.

Alors qu’ils retournent à la foule, Yukiko demande à Katsugaya s’il a apprécié ce moment privilégié ; avant qu’il n’ait pu répondre, elle enchaîne sur la raison de sa présence ici : gagner la main de Doji Sarutomo. Cela tombe bien, Katsugaya devait justement parler à ce dernier d’un certain duel rejoué le lendemain matin ; il en profite pour présenter la jeune fille au champion du clan, qui promet, ravi, d’être présent le lendemain matin pour profiter du duel.

Entretemps, Hitomi Takao à rejoint Kitsuki Akane et sa servante. La samouraï-ko souhaite lui présenter une danse de son cru, qu’elle destine à Sarutomo, dont elle désire gagner les faveurs. Elle souhaite avoir un dernier avis extérieur, pour éliminer les derniers défauts de sa chorégraphie. Il n’y a du reste guère de défauts à corriger, comme peut le constater Takao. Il se contentera de donner à son amie quelques conseils physiques pour donner plus d’ampleur à certains mouvements et mieux marquer le rythme de ses pas. Une fois la danse terminée, ils prendront le thé ensemble, avant de retourner discuter avec les autres invités.

De leur côté, Bayushi Utemaru et Kitsune Tokichiro ont été invités par Shosuro Chizuri à participer à une causerie avec l’orateur Yogo Amasare, bien connu pour ses écrits contestés sur le bushido et la difficulté de le concilier avec la nature humaine. La jeune fille a également invité Matsu Howaru, un concurrent encore en lice pour la charge de champion d’Emeraude. Ce dernier, ancré dans une vision monolithique et archi-traditionnelle du bushido, sera vite tourné en dérision, victime de ses propres arguments face à la rhétorique subtile d’Amasare. Heureusement pour eux, les deux jeunes samouraïs abonderont dans le sens de l’écrivain, apportant même des exemples et arguments nouveaux à sa théorie. En fin de soirée, après qu’Howaru soir parti en fulminant, Amasare leur demandera même la permission de retranscrire des bribes de leur conversation dans son prochain ouvrage…

Après que l’auteur soit retourné dans ses quartiers, Chizuri avouera elle aussi être ici pour gagner les faveurs du champion de la Grue, et demandera aux deux jeunes gens de l’aider à les obtenir si l’occasion s’en présentait… Trois prétendantes pour un seul époux, la journée du lendemain s’annonçe intéressante.

Le lendemain matin, quelques samouraïs se sont levés avant le soleil pour assister à un duel rejoué pour l’honneur. C’est le cas de Kakita Katsugaya, accompagné de sa nouvelle meilleure amie, Daidoji Yukiko, mais aussi de leur Daimyo, Doji Sarutomo. L’affrontement tiendra toutes ses promesses, pour la plus grande joie des spectateurs, et confirmera le verdict de la veille au terme d’un face à face captivant de presque trente minutes.

Les samouraïs levés de bon matin auront également la chance d’apercevoir O-Doji Koneko se promener seule dans les jardins du monastère… Une occasion idéale pour une future bru de faire connaissance avec son – influente – belle-mère. Katsugaya et Takao ont tous deux bien compris cela, et ne manquent pas d’en avertir leurs amies respectives, Yukiko et Akane. C’est ainsi qu’ils se retrouvent pris, sans l’avoir vraiment souhaité, dans un concours de Sadane impromptu entre les trois courtisanes. O-Doji, bien qu’elle prenne garde de n’en rien montrer, prend plaisir à tester le talent des deux jeunes femmes, quitte à égratigner un tantinet la fierté de leurs chevaliers servants. La jeune Kitsuki remportera la compétition d’une courte tête…

Huit duels auront lieu durant la matinée, écartant autant de prétendants à la victoire. Après le repas de mi-journée, Kitsuki Akane exécute sa dance en l’honneur du champion de la Grue sans un faux pas, ce qui ne manque pas de provoquer quelques réactions de ses deux concurrentes, qui viennent se rappeler au bon souvenir de leurs alliés… Le tournoi touche à sa fin, et elles savent qu’il est temps de marquer des points pour se faire remarquer. Malheureusement, les occasions ne seront plus nombreuses.

La représentation d’Akane est suivie de celle d’Ikoma Kurai, qui récite enfin son dernier poème devant l’assistance réunie. Les duels reprennent peu de temps après. Après les quarts de finale, il ne reste que quatre candidats.

Kitsuki Jiro, qui s’était déjà montré hautain et suffisant lors de ses duels précédents, humilie Bayushi Kusoji au terme d’un long duel de volonté ; en lui arrachant son mempo d’un coup de lame bien ajusté, il révèle à tous le visage disgracieux de son adversaire, qui quitte l’arène en courant, le visage caché dans ses mains.

Le duel suivant oppose Yasuki Koruma, le Crabe au style puissant et efficace, à Doji Matsui, qui jouit maintenant du statut de favori de l’épreuve. Les lames jaillissent en même temps, les deux adversaires se blessant simultanément… Koruma tient son wakisashi en main gauche, la droite étant inutilisable suite à la blessure reçue de son adversaire, qui de son côté parvient tant bien que mal à juguler l’hémorragie de sa plaie au ventre. D’un coup de katana, il désarme définitivement le Crabe, qui, après avoir de toute évidence envisagé de continuer le combat à mains nues l’espace d’un instant, s’incline devant son adversaire. Aussitôt, les shugenja accourent pour soigner les deux combattants.

Une heure plus tard, le combat final opposera donc Doji Matsui à Kitsuki Jiro… Ce sera l’affaire de quelques secondes seulement : Jiro a rapidement déclenché la frappe ; les deux katanas se sont bloqués l’un contre l’autre en pleine course ; une infime fraction de seconde plus tard, le wakisashi du dragon venait se poser contre la gorge de son adversaire.

Kitsuki Jiro est le nouveau Champion d’Emeraude. Le silence médusé de l’assemblée vient d’abord saluer sa victoire, suivi enfin de quelques timides encouragements. Le dragon s’incline devant l’empereur, puis Doji Sarutomo s’avance pour offrir au vainqueur le katana forgé pour l’occasion par les meilleurs artisans Kakita. Jiro s’en empare, et exécute, d’un air crane, un court kata pour en éprouver l’équilibre.

Au cours de la soirée de festivités qui s’ensuit, O-Doji Koneko demande la parole pour déclarer que son fils à une annonce à faire : il a choisi une nouvelle épouse. La journée doit être bénie pour la famille Kitsuki, puisque l’heureuse élue est la jeune Akane.

Le lendemain, Kakita Katsugaya et ses compagnons se rendront auprès de Miya Shikan, pour officialiser enfin leurs charges de magistrat d’émeraude et de yorikis. Ils reçoivent également la mission d’escorter un groupe de courtisans jusqu’à Otosan Uchi. Mais avant de partir, Hitomi Takao a quelque chose à faire… Il y a ici un labyrinthe auquel il s’est promis de se frotter.

Il y passera une trentaine d’heures, avant de ressortir par l’entrée, un sourire ravi sur le visage.

PNJs rencontrés :

Akodo Soto : représentant du clan du lion dans le tournoi, il s’avère également être un poète et un musicien de talent.
Akuma : ce rônin en a surpris plus d’un en se hissant jusqu’aux quarts de finale…
Bayushi Kusoji : représentant du clan du scorpion au tournoi, il sera humilié par le futur Champion d’Emeraude lors du duel les opposant.
Daidoji Yukiko : cette jeune courtisane était ici pour gagner la main du champion du clan de la grue, et s’est montré prête à beaucoup de choses pour y parvenir…
Doji Matsui : représentant du clan de la grue dans le tournoi, un expert en Iaijutsu. Favori de l’épreuve, il sera cependant défait par Kitsuki Jiro en finale.
Doji Sarutomo : Champion du clan de la grue, il semble prendre beaucoup de plaisir à assister au tournoi. Il est peut-être moins à l’aise pour se choisir une épouse…
Ikoma Kurai : jeune poète à la renommée montante.
Kakita Ryusho : jeune participant au tournoi, un brin arrogant mais prometteur. Défait en quart de finale par le futur vainqueur.
Kitsuki Akane : au terme d’une lutte de cour sans merci, elle a remporté la main du champion de la grue par sa grâce et son intelligence.
Kitsuki Jiro : le nouveau Champion d’Emeraude est sûr de lui, voir hautain. Mais il est aussi un des meilleurs duellistes de sa génération.
Matsu Howaru : représentant du clan du lion dans le tournoi, il sera le dindon de la farce d’une causerie sur le bushido organisée par Shosuro Chizuri.
Miya Shikan : le héraut impérial a profité du tournoi pour officialiser les charges de magistrat et de yoriki des jeunes samouraïs.
Moto Liu-Mao : meilleur représentant du clan de la licorne dans le tournoi, il n’avit cependant pas le niveau pour prétendre à la victoire.
O-Doji Koneko : la vieille matrone surveille attentivement les prétendantes de son fils, afin d’écarter le bon grain de l’ivraie.
Shiba Saiko : représentante du clan du phénix dans le tournoi, elle s’est montrée plus coriace qu’attendu. Une distraction mettra fin à son beau parcours.
Shosuro Chizuri : jeune courtisane essayant de gagner les faveurs du champion du clan de la grue avec l’aide d’alliés bien choisis, elle manquera son objectif faute de réactivité.
Shosuro Sora : participante au tournoi à la sombre réputation, elle sera éliminée plus tôt que prévu.
Yasuki Koruma : représentant du clan du crabe au tournoi, sa grande détermination et sa maitrise des armes l’a mené jusqu’en demi-finale.
Yogo Amasare : orateur de talent, dont les écrits sur le bushido ont entrainé de passionnantes polémiques.

03 juin 2011

La colère des Kamis

Invités à assister au tournoi d’Emeraude en remerciement des services rendus, les quatre jeunes samouraïs ont fait route jusqu’à Ginasutra, petit village des terres du scorpion et dernière étape avant Shinden Osano-Wo, où se déroulera l’épreuve. Le petit village est en effervescence ; envahi par une foule de samouraïs de tous clans attendant le passage de la caravane impériale pour suivre cette dernière jusqu’au monastère. Une véritable ville de tentes bigarrées entoure les quelques maisons de bois qui forment le village habituel.

Chaque délégation de clan est sous la tutelle d’un responsable de rang supérieur. Parmi ceux-ci, les samouraïs ont l’occasion de rencontrer Bayushi Inaba, qui a l’insigne honneur d’être responsable non seulement des membres de son propre clan, mais également de la sécurité de l’endroit.

Enfin, bien que la plupart des participants au tournoi soient déjà admis au monastère depuis quelques jours, quelques retardataires sont toujours à Ginasutra pour quelque raison… Ainsi, Yasuki Koruma fait-il de son mieux pour calmer l’enthousiasme de ses supporters à son égard et se ménager un peu de temps d’introspection. Dans les quartiers des scorpions, Utemaru croise Shosuro Sora, une bretteuse bien connue pour avoir tué en duel le fils du daimyo de la famille Shinjo. Enfin, Katsugaya aura l’occasion d’échanger quelques mots avec un rônin balafré venu l’observer s’entraîner, un certain Akuma, qui se révèlera plus tard être un des concurrents du tournoi.

Les rumeurs vont bon train dans le village, notamment concernant la présence de certains artistes reconnus au sein de la caravane impériale, mais également concernant la décision d’O-Doji Koneko de remarier son fils, le champion de la grue, dans les meilleurs délais. Cette dernière rumeur étant supposée expliquer le grand nombre de jeunes filles envoyées par leurs familles pour assister à l’épreuve… Enfin, l’absence de Kakita Saburashi fait également s’agiter pas mal les langues.

Utemaru et Tokichiro surprendront également une conversation plus intéressante, entre Bayushi Inaba, les responsables des clans du crabe et de la licorne, et un officier Seppun. Elle concerne l’incursion d’un groupe de trolls dans la région. La discussion est plutôt houleuse et au terme de celle-ci, Bayushi Inaba promet de mettre tout en œuvre pour rattraper les manquements du crabe et de la licorne…

Le lendemain de cet incident, la caravane impériale fait son apparition, ne s’arrêtant à Ginasutra que quelques heures avant de continuer son périple à travers les plaines du Tonnerre. L’endroit porte d’ailleurs bien son nom ; durant les deux jours que dureront la traversée de cette steppe, il ne se passera pas une heure sans que la pluie et l’orage ne viennent se rappeler au bon souvenir de chacun.

Enfin, c’est l’arrivée au monastère. Les officiels sont logés au sein même de celui-ci, tandis que la majorité du public remonte les mêmes tentes qu’à Ginasutra, disposées autour du monastère et des quelques maisons de paysans voisins. Si le monastère en lui-même ne semble guère impressionnant, bien qu’il soit de taille correcte, le labyrinthe topiaire qui en garde l’entrée principale ne manque pas d’attirer l’œil. Takao y jettera d’ailleurs un œil plus qu’intéressé, avant de renoncer à s’y aventurer… Du moins dans l’immédiat.

Au cours de la première soirée, le même Takao rencontre un jeune samouraï du clan du crabe, Toritaka Yamamiya. Le pauvre ignorait que le tournoi d’Emeraude avait lieu, et s’est vu refuser l’entrée du monastère, vu qu’il ne possédait pas d’invitation pour l’événement. Et ce au terme d’un voyage de plusieurs semaines fait expressément pour interroger les moines de Shinden Osano-Wo au sujet de la malédiction qui semble le poursuivre inexorablement. Touché par la malchance du jeune homme, Takao, lui offrira une place dans sa tente, histoire d’avoir un endroit à l’abri de la pluie où patienter jusqu’à la fin de tournoi.

Le tournoi en lui même commence dès le lendemain, dans un champ aménagé à cet effet à un petit kilomètre du monastère. Après la cérémonie d’ouverture, la première épreuve commence pour les quatre-vingt-neuf participants. Sous la surveillance de Miya Shikan et de l’abbé du sanctuaire d’Osano-Wo, ils doivent retranscrire sans erreur le lignage de tous les empereurs ayant gouverné Rokugan depuis sa création.

L’épreuve est plutôt longue et peu spectaculaire ; les commentaires à voix basse se généralisent rapidement dans l’assistance tandis que les participants s’appliquent à leur tâche. De leur côté, nos quatre jeunes samouraïs ont constaté une certaine agitation de la part des gardes scorpions et Seppun, qui quittent en petit groupe les abords du tournoi pour retourner vers Shinden Osano-Wo.

Laissant derrière eux l’épreuve d’histoire, ils suivent les gardes jusqu’à la cour du monastère. Là ils assistent à une confrontation entre les gardes et quelques moines à propos d’un petite créature occupée à frotter des cailloux contre le sol devant la statue de la fortune du Tonnerre… Les gardes pensent qu’il s’agit d’un gobelin, et qu’il faut l’empêcher de souiller plus longtemps ce sol sacré, mais les moines font de leur mieux pour éviter un combat au sein du monastère, arguant que la créature n’est pas hostile. Katsugaya et ses compagnons finiront par intervenir en faveur des moines, et convaincront les gardes de laisser partir la créature, qui n’est pas un gobelin, mais un zokujin, une créature apparentée à la terre. Une courte discussion avec les moines leur apprendra que la créature vient régulièrement leur rendre visite, et que s’il est difficile de communiquer avec elle, elle n’a jamais dérangé qui que ce soit.

De retour au tournoi, ils peuvent assister à la fin de l’épreuve d’histoire de l’empire et au début de celle d’héraldique et de connaissance des clans. Après environ une demi-heure de cette seconde épreuve, alors que les rumeurs vont bon train dans l’assistance concernant ce qui s’est passé au monastère, un groupe de moines se présente aux quatre jeunes samouraïs. Il semble que Sunami, l’assistant abbé, requière leur assistance.

Un homme mûr en robe safran les attend en effet dans la salle de prière principale du temple. Probablement un ancien guerrier, si on en juge par sa musculature impressionnante et les cicatrices qui recouvrent son corps. Après s’être excusé de les avoir soustrait au tournoi, il leur explique sa découverte : depuis le jour de l’arrivée de la caravane impériale, les kamis de la terre sont extrêmement agités. Il ne parvient pas à les calmer, et encore moins à comprendre la cause de leur agitation. Si rien n’est fait, on risque de devoir interrompre le tournoi, afin de ne pas mettre l’empereur – et le reste de l’assistance – en danger.

L’interruption du tournoi serait un grand déshonneur pour le temple. Sunami ne veut pas s’adresser directement aux gardes Seppun ni aux scorpions, en charge de la sécurité, pour éviter de risquer ce désagrément. Il s’adresse à eux car il a eu vent de leur intervention de toute à l’heure face au zokujin… Et que leur absence au tournoi ne sera pas remarquée par grand monde. Il peut par ailleurs leur fournir un guide qui les mènera à la tanière de la créature s’ils le désirent. Après tout, les zokujins en savent plus sur la terre que les humains.

Avant cela, Tokichiro prend le temps d’entrer en communion avec les kamis de terre vivant dans l’enceinte du monastère. Tout ce qu’il peut obtenir dans un premier temps est une plainte monotone… « Pourquoi est-il là… Pourquoi est-il là… ». A force de patience, il finira par comprendre que la colère de la terre s’est propagée de kami en kami pour arriver jusqu’ici, mais ne parviendra pas à cerner la cause de cette colère.

Accompagnés de Momuji, un jeune moine qui a été désigné pour les guider à travers les collines avoisinantes, les jeunes samouraïs finiront par trouver la tanière du zokujin. Après deux heures de marche et dix minutes de spéléologie, ils se retrouvent face-à-face avec la créature, qui les regarde avec calme, sans cesser de brosser son pelage hirsute à l’aide d’un peigne de métal terni.

Au terme d’une courte discussion, le zokujin, leur confirme le malaise des esprits de la terre, mais ne souhaite pas s’immiscer dans une affaire concernant, dit-il, uniquement les humains. Il leur conseille toutefois de faire appel à Osano-Wo directement pour comprendre ce qu’il se passe : ce dernier fut, autrefois, humain, et a toujours eu un lien étroit avec les esprits de la terre.

De retour au monastère, les quatre jeunes samouraïs s’entretiennent avec Sunami pour connaître la meilleure manière de faire appel à la fortune du tonnerre… Et finissent par décider de lui faire offrande d’une tête de troll. Ils partiront chercher le monstre dès le lendemain, le temps de se renseigner sur l’endroit où il se trouve.

Ils profitent de la soirée pour assister à la fin de la dernière épreuve du jour, celle de connaissance de la loi impériale. Entre le passage de deux concurrents, Utemaru va trouver Bayushi Inaba pour lui demander l’autorisation de se joindre aux patrouilles chargées de surveiller les trolls aperçus dans la région, et obtient cette dernière.

Le lendemain matin ils partent effectivement à la chasse au Troll. Il leur faut deux heures pour rejoindre les samouraïs du Scorpion qui pistent les monstres. Ils parviennent à convaincre ces derniers de les assister pour donner l’assaut sur un troll isolé près de la rivère. Tokichiro se charge de couper la retraite du troll en contournant ce dernier, tandis que Katsugaya s’avance seul face à la bête, couvert par les autres samouraïs, armés d’arcs et cachés dans les hautes herbes.

Comme prévu, le monstre se jette sur le duelliste ; il est accueilli par une volée de flèches qui ne l’empêchent pas de rejoindre son adversaire en quelques enjambées. Mais Katsugaya est bien plus vif ; il esquive la charge et porte un coup de sabre magistral, tandis que ses compagnons jaillissent de leur cachette pour venir l’aider à achever le monstre.

Après que Tokichiro ait purifié les combattants, les éclaireurs scorpions reprennent leur route, laissant le champ libre aux quatre samouraïs pour délester le troll de sa tête. Les talents du jeune shugenja seront une fois de plus mis à contribution pour faire entrer le trophée au sein du monastère sans attirer l’attention des gardes en faction. Reste à procéder à l’invocation…

Un roulement de tonnerre secoue le monastère, tandis que des éclairs zèbrent le ciel dans son ensemble, forçant les jeunes samouraïs à fermer les yeux. Lorsqu’ils parviennent à les ouvrir à nouveau, la silhouette lumineuse d’un humain d’une stature impressionnante se dresse devant eux, et les enjoint de parler sans attendre, ce qu’ils font. Après avoir poussé un terrible grognement, la fortune du tonnerre, leur répond ceci :

« Il est une noble famille qui a malheureusement fauté envers les kamis. Les Toritaka. La simple évocation de leur nom irrite les kamis de la terre. J’étais présent lorsque le serment a été brisé. Maintenant, toute la famille paie pour ce vœu oublié. Et le sol sacré du temple est particulièrement sensible à cette transgression. »

Une fois l’explication donnée, Osano-Wo disparaît dans un nouveau grondement de tonnerre. Reste à explique à Yamamiya-san qu’il est responsable de la colère des kamis, et qu’il ne peut rester plus longtemps, puisque sa simple présence met en péril le déroulement du tournoi. Le jeune homme se montre heureusement très compréhensif, et plie immédiatement bagage en entendant les explications de Takao. Il remerciera même ce dernier et ses compagnons pour lui avoir apporté une piste susceptible de résoudre son problème.

Après le départ du jeune crabe, le groupe retourne assister à la fin de la deuxième journée du tournoi, qui en est arrivé à l’épreuve de patience. Les participants se tiennent tous immobiles, en position de méditation, pour la durée de l’épreuve. Si elle n’est pas en soi spectaculaire, elle n’en reste pas moins impressionnante, ne fut-ce que par le silence qui règne au sein de l’arène.

Au terme de deux heures de méditation, l’abbé du monastère prend la parole pour demander aux participants combien de cailloux il a laissé tomber dans la jarre de terre cuite posée à côté de lui pendant la durée de l’épreuve. Si la plupart des participants donnent une réponse satisfaisante, seul Akuma le rônin parvient à en donner le nombre exact, surprenant ainsi l’assemblée. Reste à voir s’il fera aussi bien demain, lors de l’épreuve que tout le monde attend : le tournoi de Iaijustu…

PNJs rencontrés :

Akodo Ideki : responsable de la délégation du lion.
Akuma : ce rônin au visage balafré est en fait un des participants du tournoi.
Bayushi Inaba : responsable de la délégation du scorpion et de la sécurité des invités, il a beaucoup à faire, et n’est pas décidé à se laisser déborder.
Ikeda Akimitsu : le jeune marié fait partie des invités au tournoi, est venu accompagné de ses deux jeunes sœurs.
Ikeda Mizuki : la plus âgée des deux sœurs d’Akimitsu.
Ikeda Suko : la plus jeune des deux sœurs d’Akimitsu.
Isawa Ganaha : responsable de la délégation du phœnix.
Kakita Furuuchi : responsable de la délégation de la grue, convaincu que seul un membre de son clan est digne de remporter le titre de champion.
Kgjrt, le zokujin : ne souhaite pas se mêler aux affaires des humains, mais accepte de leur donner quelques conseils.
Kuni Kubota : responsable de la délégation du clan du crabe, sa tâche ne semblait guère aisée.
Kuni Mutsumi : participante du tournoi de topaze, invitée ici pour services rendus.
Mirumoto Hiroto : responsable de la délégation du dragon, il est amateur d’art et de belles choses.
Miya Shikan : l’incontournable héraut impérial est en charge du bon déroulement du tournoi d’émeraude.
Osano-Wo : fortune du Tonnerre, son regard est difficile à soutenir.
Otomo Hisayo : la jeune femme accompagne son époux invité au tournoi.
Shinjo Asakura : responsable de la délégation de la licorne, il apprécie assez peu que les compétences de son clan soient remises en cause par Bayushi Inaba.
Shosuro Sora : cette duelliste a la réputation sulfureuse est là pour participer au tournoi.
Sunami : il est le second de l’abbé du monastère, et a réclamé l’aide des jeunes samouraïs pour comprendre et écarter la menace qui pèse sur le tournoi.
Tonbo Taneka : compagnon de route de Kuni Mutsumi, semble faire de son mieux pour éviter Hitomi Takao.
Toritaka Yamamiya : jeune crabe poursuivi par la poisse, il est venu trouver les moines d’Osano-Wo pour tenter de comprendre d’où lui vient ce mauvais karma.
Tsurichi Dosan : cet ancien participant au tournoi de topaze accompagne la délégation de son clan.
Yasuki Koruma : le meilleur duelliste du clan du crabe, essaie de gérer son « fan-club » tant bien que mal.
Yoritomo Kawamoto : responsable de la délégation de la mante.

28 avril 2011

Les larmes d’un cœur de renard

Après quelques semaines passées dans leurs clans respectifs, Bayushi Utemaru, Hitomi Takao, Kakita Katsugaya et Kitsune Tokichiro se retrouvent à Shiro Matsu, où ils ont été invités au mariage d’Ikeda Akimitsu, héritier d’une famille vassale des Matsu, avec Otomo Hisayo, une jeune courtisane impériale, lointaine nièce d’Otomo Sojin.

Le mariage doit avoir lieu au dernier jour du festival des cerisiers en fleur, pour lequel toute la ville est en fête. La tradition veut que les armes soient laissées au fourreau dans l’enceinte de la ville pour la durée du festival, et même dans un endroit aussi martial que la demeure de la famille Matsu, on peut ressentir le calme et la sérénité qui entourent cette fête.

Comme le veut la tradition, les festivités vont durer plusieurs jours avant le mariage, durant lesquels les invités pourront rendre hommage aux futurs mariés et profiter de l’hospitalité de leurs hôtes. Il est également de coutume d’offrir, dès son arrivée, un cadeau aux jeunes mariés. C’est d’ailleurs pour cela que Katsugaya-san est accompagné de Kakita Inakito, un peintre envoyé par leur clan pour réaliser un portrait du jeune couple.

Les premières heures sont passées en mondanités, permettant à chacun de rencontrer les autres invités et de discuter. C’est également à ce moment que les premières rumeurs se répandent… Si l’on en croit la plus répandue, la famille Ikeda serait maudite, ses daimyos étant destinés à mourir jeunes ou à perdre leurs enfants avant de les voir adultes.

De conversation en conversation, la soirée arrive. Ikeda Taneka, le Daimyo de la famille annonce qu’un concours de contes est prévu, et demande à sa future bru d’en choisir le thème. Son choix se porte sur les histoires de fantômes, ce qui ne manque pas de surprendre l’assemblée. Néanmoins, de nombreux invités participent à l’épreuve, certains profitant de l’occasion pour démonter un talent évident en la matière, notamment les ambassadeurs des clans de la licorne et du crabe. Mais la lanterne de papier promise au vainqueur revient finalement à Takao-san, pour son histoire des trois frères hantés.

Un autre conte, assez surprenant, a retenu l’attention des plus éveillés, celui de Kitsune Mara, la vieille émissaire du clan du renard. Son histoire racontant l’histoire d’une jolie renarde tombée amoureuse d’un chat, mais tuée par un chasseur avant d’avoir pu se déclarer a éveillé la curiosité de certains… Mais l’ancêtre refuse d’en dire d’avantage une fois le concours terminé, se contentant d’offrir des bandelettes de prières en réponses aux questions de Tokichiro-san.

Le lendemain, alors que chacun vaque à ses occupations, Kitsu Mokuna, le shugenja chargé de la célébration du mariage, vient demander à Tokichiro son aide pour bénir la maison et les jardins en vue de la cérémonie. Tous deux seront assistés de Tama, un vieux moine au service des Ikeda. Tout se déroule sans histoire, même si Mokuna-san semble faire montre d’une prudence excessive en matières de protections contre les esprits néfastes, jusqu’au moment où Tama, sans crier gare, se jette sur Hisayo-sama en hurlant. Il a sorti un petit couteau de son sac et semble décidé à en frapper la jeune femme. Akimitsu s’interpose le premier pour protéger sa promise, suivi des autres samouraïs présents.

Grâce à l’aide d’Utemaru et Tokichiro, le vieil homme est mis à terre. Sa rage retombe aussitôt. Hisayo est en état de choc, et son garde du corps exige la tête de celui qui a attenté à sa vie. Utemaru-san parviendra à le convaincre qu’il n’était pas responsable de ses actes, et le garde Seppun finira par lâcher l’affaire, non sans exiger que le fauteur de trouble soit au minimum enfermé hors de portée de sa maîtresse. Tokichiro, après avoir interrogé les kamis, confirmera qu’un esprit amer est à l’œuvre dans cette histoire…

Après avoir conduit Tama, bouleversé par ce qu’il a failli faire, à la garnison la plus proche pour qu’il y soit écroué, les quatre jeunes samouraïs remarquent un heimin qui semble s’intéresser à eux. Sommé de s’expliquer par Utemaru-san, il finira par admettre que c’est plus au palais des Ikeda et au fait qu’ils semblaient vouloir y retourner qu’il s’intéresse. Selon lui, le palais Ikeda est hanté par un esprit qui veut empêcher le mariage à venir. Il est convaincu que cela à un rapport avec le mariage avorté, un an auparavant, d’Ikeda Akimitsu avec une jeune fille décédée quelques jours avant leurs noces. Renseignements pris, il s’avèrera que la jeune fille était une Kitsune, ayant malheureusement succombé à une mauvaise fièvre et inhumée dans le cimetière de la ville.

Les festivités reprennent leur cours sans incident notable. Mais au milieu de la nuit suivante, les quatre samouraïs seront réveillés par le futur marié, visiblement hors d’haleine et fort agité. Il leur expliquera que sa fiancée et son garde du corps ont quitté le domaine deux heures plus tôt. Il craint pour leur sécurité car, réveillé en pleine nuit, il a découverte à côté de sa couche une natte de cheveux roux et blancs, ceux de sa première fiancée. Cette natte ornait jusque là la tombe de la jeune femme, et bien qu’il ne comprenne pas comment elle s’était retrouvée dans sa chambre, il est convaincu que tout cela est liés aux événements étranges de la matinée, et qu’Hisayo et son garde du corps sont en danger.

Tokichiro, sous forme de renard, parvient sans souci à suivre la piste laissée par les deux noctambules. Ils ont quitté la ville pour s’enfoncer dans les montagnes, vers la passe de Beiden. Courant à la lueur de la lune sur les chemins de montagnes, les trois hommes et le renard finissent par arriver à un petit sanctuaire perdu en haut d’un col. Sur la crête, la silhouette d’Otomo Hisayo, priant agenouillée à côté d’un autel, se découpe dans la pleine lune. Plus bas sur le chemin, entre elle et les nouveaux arrivants, Seppun Tadashiro monte la garde, leur intimant l’ordre ne plus avancer pour ne pas troubler le recueillement de sa maîtresse.

Mais Tokichiro a compris ce qui se passait, et après avoir averti ses compagnons, s’est faufilé vers la jeune femme sans attirer l’attention du garde du corps. L’autel est en fait un portail vers Chikushundo, le Royaume des animaux. Le portail est ouvert, et quelqu’un est occupé à emmener Hisayo à travers. Katsugaya-san et ses compagnons essaient d’expliquer au garde Seppun que quelque chose d’anormal est en train de se produire, mais le vétéran ne veut rien entendre, et dégaine son arme, les prévenant que s’ils font un pas de plus, il considérera cela comme un refus d’obtempérer. Peu importe, la diversion a suffi pour donner au Kitsune le temps d’arriver à l’autel.

Reprenant forme humaine, il commence aussitôt à incanter un sort pour libérer l’esprit de la pauvre Hisayo. Réalisant qu’il a été berné, Tadashiro fait volte face et s’élance vers la crête pour intercepter le shugenja. Sur ses talons, les trois jeunes samouraïs essaient de le rattraper avant qu’il ne puisse s’en prendre à leur compagnon.

Le garde du corps, levant déjà le katana pour frapper sa cible presque à portée, s’arrête net lorsque sa maitresse tombe à la renverse, en poussant un cri. Le temps semble se figer, l’atmosphère refroidir, tandis que la silhouette fantomatique d’une jeune fille se dresse au dessus de la future mariée inconsciente…

Je suis désolée, susurre-t-elle. C’était trop pour moi, cette mort injuste, juste avant que nous soyons unis. Et ce nouveau mariage, si vite… C’était insupportable. Je sais, j’ai été égoïste. S’il vous plaît, dites à mon bien-aimé… Dites lui qu’il est temps pour moi de retourner chez les miens.

Essuyant les larmes qui coulent sur ses joues, elle se retourne, dévoilant une queue de renard pendant au bas de son dos. Après quelques pas vers l’autel, la silhouette d’évanouit petit à petit avant de disparaître complètement.

Hisayo reprend ses esprits quelques minutes plus tard, fatiguée mais indemne. Entretemps, les jeunes samouraïs ont pu expliquer à son garde de corps ébranlé ce qui s’était passé, à savoir que le fantôme de la première fiancée d’Akimitsu avait pris le contrôle de sa maîtresse et projetait de l’emmener en Chikushundo d’où elle ne pourrait jamais ressortir.

Alors que le petit groupe s’apprête à retourner en ville, ils remarquent, sur la colline leur faisant face, la silhouette d’une vieille dame qui leur adresse un salut amical. Ils reconnaissent Kitsune Mara, même si elle semble plus alerte que lors de leurs précédentes rencontres. Peut-être les sept queues de renard qui ornent ses reins y sont-elles pour quelque chose ?

Le mariage aura finalement lieu comme prévu le lendemain soir. Comme l’avait espéré Ikeda Taneka, il recevra même la bénédiction du champion du clan, le jeune Matsu Nimoro. Après la cérémonie, Taneka annoncera son intention de se retirer de la vie active, cédant sa place à son fils au poste de Daimyo de la famille.

Un des premiers actes officiels du nouveau Daimyo sera de renvoyer les restes mortels de sa première fiancée au clan du renard, pour qu’elle repose parmi les siens selon son souhait.

PNJs rencontrés :

Bayushi Reiko : ambassadrice du clan du scorpion sur le retour, s’intéresse surtout aux ragots qui circulent à Shiro Matsu.
Doji Inoe : ambassadrice du clan de la grue, elle semble bien renseignée sur ce qu’il se passe en ville.
Hokui : heimin superstitieux convaincu qu’une malédiction plane sur la famille Ikeda et ceux qui s’en approchent.
Ide Shizuyo : ambassadrice du clan de la licorne, elle est charmante et s’est avérée une conteuse de grand talent.
Ikeda Akimitsu : le jeune marié, nouveau Daimyo de la famille Ikeda, famille de cavaliers vassale des Matsu.
Ikeda Taneka : le père du marié, ancien Daimyo de la famille, vient de se retirer de la vie active au profit de son fils.
Isawa Gidayu : ambassadeur du clan du phénix, ce jeune homme amer semble avoir du mal à s’accommoder de sa charge.
Kakita Inakito : jeune peintre de talent, chargé de réaliser un portrait des jeunes mariés.
Kitsu Mokuna : jeune shugenja plutôt avenant, il a présidé à la cérémonie de mariage.
Kitsune Chizu : première fiancée d’Akimitsu, décédée quelques jours avant leur mariage, elle est devenue une kitsune-tsuki lorsqu’elle a appris que son bien-aimé allait se marier avec une autre.
Kitsune Mara : la vieille dame que l’on croyait être la représentante du clan du renard semble en fait être bien plus que cela…
Matsu Nimoro : le jeune champion du clan du lion a personnellement béni l’union de son vassal et de sa jeune épouse.
Mirumoto Hideo : ambassadeur du clan du dragon, il poursuit de ses assiduités la belle Doji Inoe, son homologue du clan de la grue.
Moshi Keiko : jeune ambassadrice du clan de la mante, elle semblait chercher encore ses marques en ville.
Otomo Hisayo : la jeune mariée, plutôt effacée mais portée sur le mystique.
Seppun Tadashiro : garde du corps de la mariée, c’est un homme dévoué et terre-à-terre.
Tama : moine-paysan au service de la famille Ikeda depuis toujours, son accès de folie a failli lui coûter cher.
Yasuki Arinori : ambassadeur du clan du crabe, courtisan et conteur de talent.

02 mars 2011

Justice est faite

Arrivés à la Cité du Dragon Protecteur où ils avaient accompagné Tokichiro chargé d’y convoyer un colis, Les jeunes samouraïs font la rencontre d’un magistrat du clan du lion, Akodo Torakai, qui cherche des assistants pour l’épauler dans une mission qui vient de lui être assignée. Il s’agit de se rendre à Mura Kita Chushin, un village tout proche, pour y rencontrer Otomo Sojin, qui a besoin de son aide. Une demande d’aide d’un magistrat d’émeraude étant difficile à repousser, les voilà à nouveau sur les routes.

Le voyage est toutefois bref et sans histoires ; ils arrivent dans le petit village après une petite journée de voyage à cheval. L’endroit, situé en bord de mer, semble prospère et animé.

Torokai, après s’être renseigné, se dirige vers la maison d’Otomo Sojin. Mais alors que le groupe arrive dans le quartier indiqué, un scorpion se porte à leur hauteur et leur fait comprendre à demi-mots de le suivre s’ils veulent rencontrer Sojin.

C’est donc sur leurs gardes que les samouraïs suivent leur guide inattendu jusqu’à une maison de geishas situées dans le quartier marchand. Ils y font effectivement la rencontre d’un vieil homme un peu dépassé par ce qui lui arrive… Otomo Sojin et le scorpion, Shosuro Adoka, expliquent toute la situation.

Otomo Kokare, le fils de Sojin, a disparu et ce dernier a reçu une demande de rançon. La somme n’est pas encore fixée, mais il doit rencontrer un émissaire des ravisseurs le lendemain à midi. Bien entendu, il lui a été spécifié que si les autorités étaient mêlées à cette affaire, il ne reverrait pas son fils vivant. Et de toute façon, pour l’honneur de sa famille, il préfère que le moins de monde possible soit au courant.

Otomo Sojin, peu à son aise, exige par ailleurs d’être protégé par Torakai en personne. Ce dernier, s’il n’ose pas s’opposer à la volonté d’un membre du clan impérial, ne semble pas vraiment ravi de la chose. Quoi qu’il en soit, il se voit contraint de confier l’enquête à ses assistants.

Les indices rassemblés mènent à la maison de jeu du phénix ivre, où le jeune Kokare avait contracté d’importantes dettes. L’endroit est par ailleurs parrainé par le gang des renards rouges, le principal gang de yakusas de la ville. Malheureusement, les enquêteurs ne parviennent pas à établir un lien direct entre la disparition de Kokare et ses dettes. De plus ils n’ont aucune idée d’où il peut être retenu.

Il est donc décidé d’attendre la confrontation entre les ravisseurs et Otomo Sojin. Celle-ci se déroule sans encombre ; les ravisseurs réclament 56 kokus ou la démission de la magistrate Katsuga Tenmei –chose que le vieil homme ne peut obtenir– et laissent 24 heures au samouraï catastrophé pour réunir la somme.

Mais Tokichiro et Katsugaya suivent les émissaires jusqu’à leur planque après la rencontre, ce qui les mène jusqu’à une propriété entourée de murs au centre de la ville, juste au dos de la maison de jeu du phénix ivre. La propriété est gardée par une poignée de yakusas…

Les jeunes samouraïs se réunissent donc pour décider d’un plan d’action. Après avoir évoqué de nombreuses possibilités, ils décident d’investir la propriété en fin de nuit et d’exiger, par la force si nécessaire, que l’otage leur soit remis.

Peu avant le lever du soleil, ils sont sur place. Takao est chargé de surveiller la porte arrière, pour éviter que quiconque s’enfuie par là. Tokichiro, transformé en renard, saute par dessus le mur de la propriété avec l’aide de ses compagnons et se faufile à l’intérieur du bâtiment, tandis qu’Utemaru et Katsugaya se présentent à l’entrée principale et somment les gardiens de leur ouvrir la porte, ce qu’ils finissent par obtenir non sans avoir du hausser le ton.

Yukira, le bras droit du chef de gang, un jeune homme prétentieux aux manières mielleuses, est entre temps sorti de la villa et les a rejoint dans le jardin, où il s’enquiert de la raison de leur présence. Agacé par les exigences des samouraïs, il finit par ordonner à ses hommes de les éliminer. Le combat s’engage à trois contre un, ce qui alerte Takao et les hommes de garde de la porte arrière. Le jeune bushi surgit sabres au clair de la ruelle où il attendait, et élimine deux des gardes avant qu’ils n’aient vraiment pu réagir. Les deux autres fuient sans demander leur reste.

Pendant ce temps, Tokichiro est parvenu à l’étage de la villa. Il a découvert la pièce où Kokare était retenu prisonnier et entrepris de le libérer lorsqu’il entend Yukira remonter les escaliers. Le jeune home semble assez surpris de trouver un samouraï à l’intérieur et perd quelque peu ses moyens. Il se réfugie dans une grande pièce, où il rejoint un vieil homme, le chef de gang Chutokire, assis sur son lit. Tokichiro leur intime l’ordre de ne rien tenter de stupide, ce que Chutokire semble bien comprendre. Par contre, Yukira tente de fuir par une fenêtre, mais n’est pas assez rapide, et un coup de katana bien ajusté le cloue au sol.

Sur ces entrefaites, le combat dans le jardin s’est terminé. Tous les yakusas sont morts ou en fuite. Utemaru a cependant été sérieusement touché et arrive dans la pièce du haut de fort méchante humeur. Ce qui ne s’arranger pas lorsque Tokichiro s’interpose pour l’empêcher d’achever Yukira.

Katsugaya finit d’ôter les liens de l’otage, tandis qu’Utemaru quitte les lieux, fulminant. Ce dernier rencontrera une patrouille de gardes en rue et sera conduit chez un soigneur. Après qu’il ait reçu les soins adéquats, toutefois, il sera confronté à la magistrate Katsuga Tenmei, prévenue par ses hommes, qui exige des explications sur la présence d’un samouraï blessé sur sa juridiction.

Tout le monde se retrouvera chez Otomo Sojin pour lui annoncer la libération de son fils. L’épilogue aura lieu le lendemain, dans les bureaux de la magistrate, qui après s’être montrée assez mécontente de n’avoir été prévenue de rien, à reconnu le bien fondé des actions de jeunes samouraïs et les a félicités. Le chef Chutokire, bien qu’il se soit défendu de toute implication dans l’affaire de kidnapping, sera pendu quelques jours plus tard.

PNJs rencontrés :

Akodo Torakai : magistrat appelé pour résoudre cette affaire puis assigné à la protection d’Otomo Sojin.
Chutokire : ce vieil homme était le seigneur de la pègre local.
Kasuga Tenmei : magistrate en charge de la ville.
Otomo Kokare : un jeune noble que le démon du jeu a conduit dans une désagréable situation.
Otomo Sojin : un vieil homme du clan impérial, victime des yakusas et soucieux de préserver son honneur et sa sécurité.
Shosuro Adoka : samouraï du clan du scorpion, c’est lui qui a fait appeler Akodo Torakai pour aider son ami Otomo Sojin.
Yukira : ce beau jeune homme était l’amant et le bras droit de Chutokire.

07 février 2011

Voyage éprouvant

Les quatre jeunes samouraïs ont fait route vers Mura Sano Eiyu ni Suru, dans les terres de la famille Ikoma, pour se recueillir à l’autel du devoir, réputé, de cette ville. Ils y rencontrent Asako Kato, un vieux magistrat de jade, et sa nièce, Asako Ryoko. Le shugenja semblant avoir un dilemme à résoudre, ils se proposent pour aider ce dernier à escorter sa nièce et les documents qu’elle doit transporter jusqu’aux terres de leur famille, dans les montagnes à l’Est, tandis que Kato-sama pourra se rendre sans tarder à la Cité de la grenouille Riche, où il est attendu pour une affaire pressante.

Asako Ryoko ne semble pas trouver l’escorte nécessaire, mais se plie néanmoins à la volonté de son aîné. La première partie du voyage se déroule sans heurts, même si le groupe rejoint le village d’Oiku sans avoir beaucoup pris le temps de discuter. Le groupe a pourtant été rejoint, dès le début du voyage par un moine affable bien que passablement désorientant nommé Hitomi Fuguki. A Oiku, le groupe sera également rejoint par Kakita Umasu, un artisan en ikebana souhaitant faire route vers les terres du Dragon avec eux, pour plus de sécurité.

La soirée à Oiku sera animée par la présence d’un certain Tonbo Ukiya, venu demander la main de Ryoko – faveur que la famille de cette dernière à déjà refusé au jeune Dragon. Son insistance dépassant finalement la décence, il sera remis en place fermement par les jeunes samouraïs, quittant l’auberge déconfit et le rouge au front.

Le lendemain matin, le petit groupe est sur le point de partir, lorsque Bayushi Utemaru remarque le regard insistant d’un marchand à leur égard. Le dénommé Toru, un protégé de la famille Daidoji finira par leur vendre une gourde, avant de s’éloigner du groupe.

La route vers Toi Koku les fera passer par le pont de la Puissance du Lion, un édifice impressionnant qui, à coup sûr, marquera leur mémoire… En effet, alors qu’ils traversent le pont, plongé dans la brume, Tonbo Ukiya tente d’enlever l’élue de son cœur en usant de magie. Profitant du couvert offert par le brouillard, il enlève par la voie des airs une Ryoko endormie, tandis que les jeunes samouraïs se précipitent vers la terre ferme pour tenter de ne pas les perdre de vue. Le mur d’eau levé pour les retarder ne fera pas office longtemps, et bientôt, les jeunes bushi, entourent le shugenja, retranché avec son aimée derrière ses sorts. Malgré sa magie, il ne peut soutenir l’assaut et finit par tomber… Ryoko est toujours inconscient, protégée par un mur d’eau, tandis que l’action rebondit. Un cri horrible, provenant du pont, déchire le calme à peine revenu. Hitomi Fuguki se tord de douleur, non loin du pont, tandis qu’une créature musculeuse, vaguement humaine et couverte de sang, bondit littéralement vers le groupe.

Les bushis font barrage, mais en vain ; la créature les esquive avec une vitesse déconcertante, et atterrit au milieu du mur d’eau, en plein sur la pauvre Asako Ryoko. Se retournant pour faire face à la créature, les samouraïs l’assaillent de coups. Malgré une résistance impressionnante, la créature tombera sous les coups répétés de katana avant de pouvoir mettre plus à mal sa propre victime. Les jeunes samouraïs viennent de combattre leur premier adepte du sang…

Sous les traits déformés de leur ennemi maintenant mort, ils reconnaissent Toru, le marchand… Il semble que ce dernier ait massacré les ashigarus chargés de récolter les taxes sur le pont avant de traverser celui-ci pour tenter de profiter du chaos semé par le pauvre Tonbo Ukiya.

Ce dernier se défendra d’être lié de quelque manière que ce soit avec la créature, arguant avec conviction que jamais il n’aurait pris le risque de faire du mal à son aimée. Ryuko le laissera d’ailleurs rentrer chez lui se faire juger par les siens, contre la promesse de faire amende honorable et de ne plus jamais croiser son chemin.

Fuguki ne semble au final par avoir subi de blessure, bien que les hurlements de douleur qu’il a poussé pendant de longues minutes semblaient attester du contraire. Quant à Umasu, on l’a retrouvé, flageolant, terré contre le muret du pont, mais tout à fait indemne.

Le reste du trajet vers Toi Koku se passera sans heurts. Mais on ne peut en dire autant de la soirée passée là-bas… Il apparaît rapidement évident que Hitomi Fuguki n’est pas dans son état normal. Déjà il boit du saké… peut-être plus que de raison. Il parle haut, et devient de plus en plus grossier. Ses compagnons de tablée évitent de justesse une confrontation avec deux bushis lions outrés par ses paroles, qu’il enchaîne sur une tirade virulente à l’encontre de l’Ordre Céleste qui laisse l’assemblée médusée. Heureusement, une fois de plus, les talents de diplomate de Noritoshi et Utemaru finiront par ramener le calme dans l’auberge à la faveur d’une cérémonie du thé. Fuguki présentera, en fin de soirée, des excuses plus que confuses à ses compagnons, avant de se retirer dans sa chambre.

La soirée n’est pas finie pour autant… Il semble que, pendant la cérémonie du thé, les lettres transportées par Asako Ryoko ait été volées. Et que Kakita Umasu soit introuvable… Une fouille de sa chambre se révélant vaine, les jeunes samouraïs décident de donner son signalement aux différentes portes de la ville, sans grand espoir.

C’est dans avec des mines quelque peu défaites qu’ils reprennent la route vers le château du Chêne pâle le lendemain matin. Au moins auront-ils permis à la jeune Ryoko d’arriver saine et sauve chez les siens, même si c’était les mains vides.

PNJs rencontrés :

Asako Kato : le magistrat de jade qui vous a confié sa nièce et les rapports qu'elle avait sur elle.
Asako Ryoko : une jeune samourai-ko du clan du Phoenix, peu causante dans l'ensemble.
Hitomi Fuguki : un moine tatoué vivant en marge de la réalité, et que vous avez tiré d'un mauvais pas lors de ce qui ressemblait fort à une crise de folie.
Kakita Umasu : un artisan en ikebana voyageant vers les terres du dragon ; c'est du moins ce qu'il prétendait jusqu'à ce qu'il disparaisse en même temps que les documents convoyés par Ryoko.
Tonbo Ukiya : ce shugenja, bien que plus âgé que vous, manque un peu de bon sens et son amour fou pour Ryoko l'a poussé à commettre de graves actes.
Toru : un marchand sous la protection de Daidoji Ekimanju, qui s'est avéré être en fait un dangereux adepte de la magie du sang.